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24.07.2007
MacDo bridé

Voilà à quoi ça ressemble, un plateau de MacDo taiwanais. Menu numéro 3, pas maxi, des frites et un coca. Les emballages pratiquement tous en papier (c'est mieux pour l'écologie). Les Chicken McNuggets se vendent par six, mais aussi par quatre, pour les petits estomacs. La "sauce chinoise" avec l'étiquette verte, forcément, ne s'appelle pas la "sauce chinoise". Ici, c'est la sauce "sucrée et aigre", un nom plus terre à terre. Quant à la boisson, c'est le 50 cl obligatoire, vu la chaleur et la nécessité de s'hydrater consciencieusement... Par contre, le choix diététique est bien pauvre.
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12.07.2007
Pour l'amour du pixel

Une chose extraordinaire s'est passé. Même pas dans mes rêves, j'aurais osé pensé à ça : une nouvelle maison d'édition s'est créée. Il s'agit de la première en France, dédiée à l'histoire des jeux vidéo. Cette maison d'édition s'appelle Pix'n Love, et son premier livre est paru cette semaine, il y a juste quelques jours. Il porte le même nom que la maison : Pix'n Love #1.
Ce premier livre est conçu sous une forme peu connue chez les français : le "Mook", mélange entre livre traditionnel et magazine ("M" de Magazine collé à "ook" de Book, qui veut dire Livre en anglais). Concrètement, cela donne un ouvrage au format livre, format A5, 132 pages, couverture solide, tranche carrée, papier de qualité, mais avec un contenu de magazine, avec des rubriques et des articles assez poussés et bien documentés. La forme engageante encourage à garder ces livres comme des objets de collection, à les mettre en valeur sur les étagères de la maison, aux côtés de ses jeux vidéo préférés. Des pans de l'histoire des jeux, des anecdotes, des illustrations, des tips pour les coureurs d'occasion, que des thèmes qui nous intéressent de loin ou de près, des cas décortiqués, des études de jeux, etc. les thèmes annoncés sont d'une surprenante pertinence. On sent la ferveur des auteurs qui animent ce projet, et, j'ai du moins l'impression, qu'il ne s'agit pas d'un travail vite fait, mal fait, sous la pression du calendrier d'un éditeur peu regardant sur la qualité.
Un gage de qualité, l'association MO5 est intimement liée à cette réalisation. Cette association a pour mission de préserver le patrimoine informatique et vidéoludique. Leur projet est de réaliser un institut national dédié aux sciences numériques, leur utilisation et leur sauvegarde. Beau programme, n'est-ce pas? :)
De plus, l'association est partenaire de la Bibliothèque Nationale de France, dans la collection de toutes les machines qui ont existé : une tâche titanesque, honorable, mais un trésor inestimable pour les générations futures, et des outils d'une importance capitale pour étudier l'histoire de l'informatique.
A l'heure actuelle, je n'ai pas encore reçu mon exemplaire de Pix'n Love, et j'en crève d'impatience. C'est super d'être à Taiwan, mais parfois, ce n'est pas très pratique. D'ailleurs, j'appelle ceux qui ont pu le voir en avant-première au Japan Expo : vous serait-il possible de partager votre avis à ce sujet ? Je suis vraiment curieuse de connaître la qualité de l'ouvrage, et de ce qui est écrit dedans. Le mook coûte 9 euros + 2,90 euros de frais de port, parution trimestrielle, disponible sur le site de l'éditeur et chez les boutiques partenaires. Comme vous avez pu le comprendre entre les lignes, les auteurs font un pari immense sur ce premier ouvrage. N'ayant pas le soutien d'un gros éditeur traditionnel derrière eux, les ventes sont d'une importance capitale pour la poursuite de l'activité. Les profits peuvent être très bas, voire inexistants ou même négatifs, s'ils n'écoulent pas un nombre d'exemplaires suffisant. De plus, le réseau de distribution est assez restreint, ce qui n'aide pas pour diffuser au plus grand nombre. Si l'opération se solde par un échec, il ne sera pas possible d'éditer d'autres ouvrages. Ils ont parié sur nous, et je pense que notre devoir est de les encourager dans leur démarche. Alors, n'hésitez pas à en parler autour de vous, à créer un bouche-à-oreilles conséquent, et si possible, à l'acheter si vous en avez les moyens. 11,90 euros, ce n'est pas rien, mais ce n'est pas non plus l'impossible, surtout si c'est que tous les trois mois. Vive Pix'n Love !!
12:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
03.07.2007
Le MRT a des jetons

Une petite tranche de culture taiwanaise : saviez-vous qu'à Taipei, les tickets de métro ne sont pas des tickets ? Le MRT (c'est le petit nom du métro ici) a basculé vers le système des jetons, en ce qui concerne les trajets journaliers. D'ailleurs, ce n'est pas le seul à avoir opter pour ces rondelles, il me semble que Shanghaï aussi utilise un système équivalent.
Le jeton est en quelques sortes "magnétisé" (je ne suis pas assez technique pour expliquer les détails, pardonnez-moi). Pour passer les portiques, il faut juste passer la pièce devant le capteur (un peu comme les Navigo dans le métro à Paris). Dans l'autre sens, on insère le jeton dans la fente des portiques de sortie. Au début, la forme de ces nouveaux tickets m'a surprise, puis, je me suis rendue compte de leur avantage : je n'allais plus perdre mon billet dans mes multiples poches. Par contre, le revers du jeton, c'est qu'il n'est utilisable que la journée de l'achat. Donc, il n'est pas question de se remplir les poches, comme on le ferait volontiers dans un casino. J'ai déjà gaspillé 25 NT (0.5 centime d'euro). Misère. Je ne connaissais pas cette règle, vu que que je ne prends pas souvent le métro. Je fais comme beaucoup de taipeiites (ou "taipeiens"?), je me faufile en scooter.
Si l'on doit prendre tous les jours le MRT, mieux vaut lui préférer la Easy Card, une carte qui fait jeton de métro permanent, sur le même principe (elle a été lancée bien avant, en 2002), et qui commence timidement à être adoptée comme moyen de paiement. Cette carte magique est une réelle avancée dans la vie citadine, puisqu'elle fait gagner un temps conséquent. Elle suit donc la voie de la carte Octopus de Hong Kong, qui fait un carton depuis dix ans. Avec elle, plus de tracas de pièces jaunes dans les 7-Eleven, les supermarchés, les parking, les fast-food, et même, des parc-mètres. Zut, plus d'excuse pour zapper le parc-mètre :(

Il y a néanmoins une différence de taille entre ces cartes asiatiques et le Navigo parisien : tout le monde peut se la procurer, et il n'y a pas besoin de livrer à la RATP, les numéros qui retracent la vie de chacun. Il suffit de faire déposer une caution de 3 à 5 euros pour en retirer une... Ca me fait mal de le dire, mais j'ai souvent l'impression que la France a deux trains de retard.
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