10.02.2008

Virage

Une mise à jour !!

 

Bon ok, c'est vrai, il y a du laisser-aller. Ces derniers temps ont été très occupés, comme vous le devinez par mon absence. Occupée, déplacée, décalée, j'ai eu des minutes pour penser à la prochaine mise-à-jour, qui bien souvent, reste silencieuse. Je m'en veux de délaisser ce moyen d'expression inestimable, qui m'offre le privilège précieux d'être lue.

 

J'ai voulu m'y remettre lors de mon déménagement en Chine, mais je n'ai pas pu. Je subis tous les jours, consternée, la censure chinoise. Je parle de la censure du web, celle qui me concerne le plus. En effet, l'internet est filtré pour des raisons de propagande et de contrôle de l'information. Il n'est pas possible de consulter certains sites dits sensibles, à moins de bidouiller ou de contourner la loi. La liste des cadavres : Wikipédia, Daily Motion, Yahoo News, mais aussi la majorité des blogs (et donc le mien), mon site préféré de guitare, les photos datant de plus de trois mois sur Flickr, et bien d'autres encore. La cata pour la toxico d'internet que je suis. Ca m'énerve, ça me gonfle, ça me pourrit la vie, mais je suis bien obligée de faire avec.

 

Le blog fait donc un nouveau virage vers Canalblog. Pourquoi Canalblog : parce que leurs blogs sont consultables depuis là où je suis. Ca fait une excellente raison, non ?

 

La nouvelle adresse, qui ressemble beaucoup à l'actuelle : leblogdegia.canalblog.com

Cliquez sur l'adresse pour la réexpédition.

 

27.11.2007

On refait la deco

Et hop, encore un petit coup de peinture. C'est horrible, apres des heures d'hesitation, j'ai choisi cette couleur, mais ca risque de changer encore dans les jours qui viennent...

04.11.2007

Les chats

 

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Le très célèbre Chats Magazine et ses minets, réputé dans le monde entier... 
 

J'ai eu des animaux de compagnie dans un lointain passé. Je me rappelle de poissons rouges, de petites tortues. Le plus gros était un hamster, qu'une copine de classe m'avait confié en cinquième. J'ai aussi tenté l'aventure avec des cactus, des tomates, un bonzaï, des fleurs en pot. Cependant, toutes ces expériences ont été de sombres fiascos, menant à de réels cas de conscience. Avec la meilleure volonté du monde, j'arrivais invariablement au même résultat : dénuée de l'intention de tuer, j'ai malgré tout "décédé" tous ces êtres vivants. Je me suis donc jurée de ne jamais me relancer dans l'élevage de quoi que ce soit, pour ne plus réitérer ces crimes involontaires. En ce qui concerne les végétaux, je prendrai soin à choisir des espèces particulièrement résistantes, ne nécessitant pas de soins particuliers, ou d'arrosage quotidiens. Mais malgré ces précautions, j'ai encore récidivé à Taipei. Les victimes déclarées : deux feuillages rouges et verts, trois petites plantes, et une grande d'intérieur d'un mètre de hauteur. A part le bambou porte-bonheur  que j'ai abandonné lors de mon retour en France, toutes sont passées outre-tombe. Je me sens honteuse.

 

Avec ce passé chargé, et des parents insensibles à 30 millions d'amis, je n'ai donc jamais eu l'occasion de cohabiter avec des chats. Un chat sur la conscience, ce serait trop. Pourtant, j'ai toujours aimé les chats, leur style, leur look, leur indépendance. Quelques part en moi, je m'y reconnaissait, et inconsciemment, je leur vouais un certain culte, teinté d'envie (attention, ne comprenez pas là, l'envie de devenir Catwoman, ce n'est pas ce que je veux dire).  

 

A la maison, il y a donc trois chats. Ce ne sont pas mes chats, heureusement. Ils vivent ici depuis quelques années, et la maîtresse de maison en prend grand soin. C'est donc l'occasion de soigner mon trauma, sans porter la lourde responsabilité de leur survie. D'abord Zazie, la petite discrète au poil léger, qui ne revient le soir que pour deux calins. Elle se méfie des étrangers, et il faut faire preuve de beaucoup de patience avant de l'approcher. Ensuite, il y a Chouki, surnommé le gros. Il est réellement gros, mais comme son poids ne l'indique pas, il peut être très agressif. Lunatique, il est réputé pour son caractère de chien. Quand il est de mauvais poil, il lui prend de griffer la main qui le caresse tendrement. C'est donc un véritable ingrat, et il faut lui montrer qui est le maître. Il paraît que ces sautes d'humeur sont dûes à un traumatisme très grave alors qu'il n'était qu'un chaton sans défense. Malgré tout, il lui arrive d'être en manque de câlins, et dans ces moments, il peut se montrer adorable. Enfin, il y a Mimi, mon préféré. Mimi, c'est un peu la mascotte de la maison. D'ailleurs, on le nomme le roi du câlin. Assez soumis dans la hiérarchie féline locale, il a commencé récemment à se faire respecter, et à remettre en place ses congénères : une révolution. Avec les humains, il est tendre et vient souvent sociabiliser... parfois un peu trop. Il y a quelques temps, il avait la délicate attention de faire la toilette de mes cheveux. Seul problème : l'heure choisie... 4h du matin. "Mimi, laisse-moi dormir..."

 

Voilà que je parle à un chat... 

 

 

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Mimi qui dort dans une housse de guitare. Elle est belle, la vie de chat.

  

En ce moment, je suis passionnée donc par les rapports entre les chats. Tous les jours, j'en découvre de bonnes, et je m'amuse à observer leurs comportements (non, je n'ai pas non plus que ça à faire... regarder les chats, ce n'est pas comme compter les voitures qui passent, ou espionner les voisins !).

 

Chouki qui se balade tranquillement, et qui se crispe d'un coup en voyant Zazie, Mimi qui vient sentir la queue de Chouki en passant, sans trop se gêner, Zazie qui gratte à la porte pour dormir au chaud... sans parler des querelles de territoire, des alliances pour faire front au chien, les regards vindicatifs pour occuper tel genou... C'est tout un monde. Quand on dit que les animaux ne sont pas dotés d'intelligence... 

31.10.2007

C'est bon d'être en France

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Je suis rentrée en France pour quelques vacances. Le mal du pays ne s'était pas violemment déclaré, mais quand j'ai repassé la frontière dans l'autre sens, je me suis sentie bien.

 

J'ai fêté les retrouvailles françaises avec un croissant et des chouquettes à la boulangerie Paul plantée à l'arrivée de Roissy. Il y a plein de bonnes choses en France, j'avais presque oublié cet aspect des choses. J'allais redécouvrir le pain, le fromage, le bon vin, le miel, le cidre, les cannelés, les macarons, les Figolu, les Délice Choc, la confiture de figue, le chocolat noir sans abus de lécithine de soja, le caramel de beurre salé, les galettes bretonnes, le tartare de boeuf poêlé, etc.

 

Malheureusement, avec le lot, j'ai aussi retrouvé des aspects moins réjouissants... l'acheminement hautement efficace des bagages à l'aéroport, la propreté éclatante des lieux publics, le service dévoué d'une frange significative de restaurateurs, et la contestation toujours très justifiée, qui dans sa forme la plus noble, se nomme localement, "grève".

 

Il paraît que tout ceci fait aussi parti du charme du pays. On y vit bien, on y mange bien. Malgré l'hiver qui avance, le climat est assez agréable. Pour peu qu'on s'éloigne des agglomérations, l'air est pure, elle n'est pas chargée d'humidité étouffante. En y prêtant attention, la lumière aussi apporte aux paysages un aspect particulier. Tour à tour claire, enveloppante, légère, intense, blanche, bleue, jaune, orange, rouge, à conditions équivalentes, sa température de couleurs et ses reflets ne sont pas tout-à-fait les mêmes qu'ailleurs. Et puis, il y a les amis, la famille, les grandes discussions sur cette année de vie où l'on ne s'est pas croisés, voir les évolutions de chacun, les apprécier sous une approche nouvelle, et redécouvrir son ancien milieu. Voilà que je parle comme quelqu'un partie depuis trop longtemps... Je suis juste contente d'être là.

09.08.2007

Dernier jour de classe

 

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Demain vendredi 10 août 2007, dernier jour de classe à Taiwan ! Après, ce sera les vacances, après neuf mois de scolarité assidue, pleine de rebondissements et de péripéties dans l'apprentissage du chinois.

 

Sur la photo posent mes camarades de classe de ce trimestre avec qui j'ai passé d'excellents moments, en particulier Tomoe (debout en noir à gauche), Elisa (qui fait semblant de faire du karaté), et Rémi (le seul occidental présent).

- 謝謝你門的友情 !!

 

Cliché pris lors de la sortie de classe pour aller au Musée de l'Histoire (comme à l'école !!). Nous avons pu voir de près, des pièces à valeur inestimable de l'armée de terre cuite souterraine de Xian en Chine : les Terracotta Warriors de l'Empereur Qin. Le soldat du milieu, c'était juste une copie pour les appareils photos. A l'intérieur, il était interdit de les toucher ou de les flasher... :(

 

L'apprentissage du chinois à Taiwan, c'est vrai qu'on n'y pense pas vraiment. les gens préfèrent aller directement en Chine, à Pékin, là où l'accent est considéré comme le plus juste. Mais pour peu que la motivation pour apprendre cette langue soi liée à sa culture, et non pour des raisons économiques ou professionnelles, le choix Taipei me paraît plus adéquat. En effet, le cadre de vie est nettement plus agréable sur l'île que sur le continent. L'environnement est plus occidentalisé, japonisé, les soins médicaux sont tout à fait raisonnables, plus avancés et plus efficaces, les moyens de transport sont aussi plus pratiques. De plus, de part le caractère plutôt doux et sociable des taiwanais, les occasions pour pratiquer la langue, et même se faire des amis sont bien plus nombreuses et intéressantes. Les gens sourient naturellement, ils parlent sans agresser les autres, et font facilement confiance. S'il fallait vivre quelques années quelques part, je ne sais pas pour vous, mais moi, je préfère autant que l'endroit soit plus accueillant qu'un bagne.

 

Reste enfin la question de l'accent. Certes, le chinois officiel est celui de Pékin, avec ses roulements de langue et ses sonorités très aigus, mais il n'empêche que l'accent taïwanais est bien plus joli à entendre, plus gentil, plus modéré, moins fort en volume. Ensuite, le système d'écriture enseigné est le traditionnel, et non le simplifié institué par Mao. D'apparence, il est plus difficile d'intégrer le traditionnel, mais c'est pourtant ce système qui est le plus logique. Pour peu que l'on s'intéresse à la culture chinoise, il est bien évident que le système simplifié atteint vite ses limites. Dernière chose : il est plus facile d'intégrer le système simplifié après avoir appris le traditionnel que le contraire... Enfin, si parler le chinois est avant tout un moyen pour faire du business avec des directeurs d'usine du continent... il n'y a pas trop d'intérêt à se lancer dans le traditionnel.

 

D'autres paramètres à prendre en compte aussi : la qualité de la nourriture, les méthodes d'enseignement, la pollution, les endroits à voir, le coût de la vie, le coût de la scolarité, la vie culturelle, la vie nocturne, la mode, les filles, les garçons, etc.

 

En fait, la vie à Taipei me plaît beaucoup, et j'aurais eu du mal à y croire avant d'y emménager, car la vie à Paris me plaisait beaucoup aussi. C'est peut-être une des métropoles asiatiques les plus méconnues, mais elle ne présente pas la plupart des inconvénients de cette étiquette. Anonymat, non. Pollution, pas si pire que ça. Verdure, à foison. Bouchons, raisonnablement. Marées humaines, uniquement le week-end dans certains endroits très courus. La fête, le mercredi de préférence. Technologie, des quartiers entiers. Tourisme, accessible en scooter. Les copines, toujours présentes. Gastronomie, en veux-tu en voilà. Les typhons, juste un peu de pluie et de vent. Le calme, à volonté. Et enfin, le thé au perles, le meilleur du monde. Taipei, c'est un peu devenu mon chez moi, et j'ai mal au coeur de devoir partir bientôt.

 

Conclusion : à tous ceux qui m'ont posé la question :

- pourquoi Taipei et non Pékin ?

Je réponds :

- Parce que c'est mieux pour y vivre, et que c'est là où se trouve le Ultimate thé aux perles !

15.06.2007

Mario qui gigote

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Je suis allée au marché de nuit la semaine dernière, et j'ai craqué. Je savais qu'il ne fallait pas m'aventurer devant l'étal de ce vendeur de gadgets et de goodies bariolés. Pourtant, comme d'habitude, c'était les pochettes pour téléphone Bob l'Eponge qui tenaient la vedette. Je ne me suis pas méfié, j'ai regardé de plus près. Curiosity kills the cat. Je me suis arrêtée sur les goodies plus en retrait, comme si une force invisible m'avait mise là. Je me souviens, c'était Spider-Man qui m'avait d'abord accroché l'oeil. Puis, mon regard a fondu vers un autre personnage, tout aussi familier. C'était Mario, mon vieux lascar de Mario, qui me faisait des signes, des grands gestes de bras comme pour me passer le bonjour, et hâter de faire connaissance. Donc, vous pensez bien, j'ai craqué.
 
 
Revenons sur Terre : j'ai donc craqué pour cette figurine qui gigote quand on tire sur sa ficelle : les bras et les jambes bougent frénétiquement sur un bruit de crécelle... Les copains à qui je faisais visiter le marché de nuit sont restés perplexes. Je peux les comprendre... j'avais pourtant juré de ne plus me faire avoir par des gadgets qui ne me servent à rien...
 

05.06.2007

Je suis en CM1, youpi.

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Je viens de passer en CM1. La CE2 s'est passée sans souci. J'ai beaucoup aimé la maîtresse. Durant les trois mois où elle nous a pris en charge, elle nous a appris le chinois comme je ne m'y attendais pas. Sa méthode est de faire participer ses élèves, autant que possible, afin d'employer le vocabulaire et la leçon du moment. Elle nous a fait réagir, elle nous a fait rire, elle nous a enflammés sur des débats animés à propos de sujets plus ou moins sensibles : les endroits sympas à visiter dans le monde, le genre de garçon et de fille qu'on aime, ce que représente le mariage, ce qu'on voudrait faire plus tard avec le chinois, etc. Chacun donnait son point de vue, tout en chinois, et malgré notre niveau encore hésitant, nous arrivions à mener des discussions d'un répartie certaine. Je n'ai pas vu le temps passer. Elle nous avait prévenu au début du trimestre : "J'espère que vous aurez plaisir à venir jouer avec la langue chinoise tous les jours." 
 
La maîtresse nous a aussi poussé à écrire nos premières rédactions. C'est un peu comme en vraie primaire en France, quand vous écriviez sur le métier de vos parents, ou vos vacances d'été. J'ai donc sorti mes premières lignes en chinois. Ceci dit, le français m'a beaucoup aidé. Il paraît que mes textes en chinois sont cohérents et bien construits. C'est donc une bonne nouvelle ! Les structures françaises pour les paragraphes peuvent s'appliquer au chinois ! La maîtresse a même sélectionné un de mes devoirs pour le publier dans le journal de l'école (bimestriel, trois articles par les élèves). Elle l'a aussi mis sur son blog, tout en chinois traditionnel, qui a pour but, d'aider ses élèves à mieux apprendre le chinois (si vous vous sentez l'humeur de mouliner le texte dans un traducteur). Je me suis sentie fière d'avoir gravi plusieurs échelons de l'apprentissage. Ecrire, lire, je pensais pourtant que c'était hors de ma portée. Je réalise maintenant, que ce n'est plus une utopie, mais le chemin reste long. J'espère rencontrer sur la route d'autres maîtresses de la qualité de Mademoiselle Tien. Elle a été exceptionnelle, et je ne suis pas du genre fayote.
 
 
PS : Je n'utilise plus que des stylos avec 0.28 mm de diamètre (sur la photo). C'est plus fin, plus propre, plus précis. Je n'y faisais pas vraiment attention en France. Est-ce que ça existe aussi ?

04.06.2007

Bonjour Malay

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Bonjour depuis la Malaisie !! Une petite semaine de vacance sur une île déserte, celle de Perenthian. Pas de téléphone, pas d'emails, "que" la mer, le soleil, les poissons, la DS, des livres, de la musique. Ca fait du bien, de temps en temps, de se couper de la civilisation... C'était comme une cure de désintoxication d'internet.  :)

29.05.2007

Mon nouveau téléphone

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Le choix fut difficile... mais voilà mon nouveau joujou !! C'est le Sony Ericsson W610i, un tout petit téléphone plat et orange (j'aime bien le orange), doté de plein de fonctions, d'un design moderne, sympa, élégant, et en même temps, sans être flashy. De plus, il peut servir de walkman mp3, et stocke les fichiers sur une Memory Stick m2 (il y a donc plus d'espace que sur la mémoire du téléphone). Le seul petit défaut qu'on lui trouve : ses touches trop petites. Enfin, dans mon cas, quand vous voyez la taille de mes doigts, c'est plutôt un argument de vente. Pour l'instant, j'en suis encore au stade de l'expérimentation, mais il me paraît déjà très prometteur... Gia contente.

19.04.2007

Tranches de vie

Quelques mois maintenant, que je fais du chinois à l'école tous les jours : progrès significatifs depuis les premiers cours, je suis passée du bégaiement de maternelle à un discours d’écolière toujours en construction. Ma vie quotidienne a été grandement facilitée et cette satanée barrière de la langue s’amincit jour après jour. Quand on parle mal le langage de la majorité, chaque chose du quotidien prend des tournures dramatiques ou extraordinaires.
 
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Hier, j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai pris l’énorme responsabilité d’aller chez le dentiste, pour la révision de tous les six mois de mes dents. Oui, j’ai osé tenter ce geste incroyable, qui me paraissait encore anodin l’année dernière. La consultation s’est passée sans un seul mot d’anglais (et à fortiori, de français), tout en chinois avec un dentiste certes sympathique et compétent, mais bien taiwanais. Je suis ressortie du cabinet, avec mes dents détartrées. Mission accomplished. Welcome to the next level.
 
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Le mois dernier, le défi se situait chez la coiffeuse, qui ne devait pas avoir fait des études très poussées de langues étrangères. Je me suis pointée avec une photo de la coupe de mes rêves, préalablement sortie sur imprimante après une recherche approfondie sur internet. J’ai les cheveux courts à présent, à peu près ce que je voulais. J’ai sûrement été chanceuse sur ce coup-là. Une erreur de ciseau ou d’adjectif, et j’en prenais pour quelques semaines de honte capillaire, coupable d’impétuosité prématurée, celle d'avoir franchi la porte d'un salon. Je me rassure aussi, en me disant qu’en France, par le passé, je me suis retrouvée maintes fois avec une coupe qui ne me convenait pas. En France, les coiffeuses parlaient toujours français, moi aussi.
 
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« 珍珠 綠茶,大杯,無糖, 溫的 », c’est ce que je dis avec un petit accent de vache cantonaise quand je vais chez mon revendeur officiel de thé vert aux perles, grand verre, sans sucre, chaud. Ca m’a pris quelques semaines pour apprendre tous les mots, mais maintenant, ça roule comme sur des roulettes. Il faut dire aussi que je commande toujours la même chose… C’est un peu comme « la boite de six » chez MacDo. Je connais même les raccourcis en interne, qui ne reprend que le son le plus important de chaque qualificatif : « 大珍綠無溫 » - « un grand-per-vert-sans-chaud pour la demoiselle ! » - « Euh non, finalement, c’est pas ce que je voulais, méé euh, j’ai mal prononcé… ».
 
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Toutes ces futilités n’ont finalement rien de fantastique, n'est-ce pas. S'énorgueillir de si peu, c'est qu'on se contente de peu. Mais vous rendez-vous compte de vos victoires, chaque fois que vous allez acheter du pain ? Ces petites choses participent à la construction d'un quotidien, qu'on voudrait agréable et toujours meilleur. Dans mon cas, elles me font savourer chaque détail de cette nouvelle vie.

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